Vers un urbanisme plus souple et plus simple ?

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Sylvia Pinel a présenté le 21 octobre aux acteurs de l’urbanisme, élus et professionnels, la nouvelle partie réglementaire du Plan local d’urbanisme (PLU).
La ministre du Logement annonce l’avènement d’un urbanisme opérationnel grâce à un cadre réglementaire « révolutionnaire » à la carte,  au service des projets des collectivités.

Selon le ministère, son adoption est rendue nécessaire par le « décalage » constaté entre les pratiques et le règlement actuel. D’autant plus que le climat s’y prête bien, entre plan de relance, application des lois Alur et Pinel, début de l’ère du PLU intercommunal et besoin de simplification.

Le contenu règlementaire du PLU, qui regroupe à la fois le zonage, soit les différents quartiers de la commune, et les règles qui fixent les conditions de construction ou d’aménagement dans chacune des zones, « n’avait pas connu d’évolution depuis 50 ans », souligne le ministère dans un communiqué. Selon les termes du communiqué du Ministère, il est désormais « plus lisible » en étant structuré en 3 chapitres :

  • l’affectation des zones et la destination des constructions ;
  • les caractéristiques urbaines, architecturales, naturelles et paysagères ;
  • les équipements et les réseaux.

De plus, le règlement évolue pour :

  • redonner du sens et de la lisibilité aux projets d’aménagement ;
  • sécuriser certaines pratiques innovantes ;
  • enrichir la palette d’outils à la disposition des collectivités et leur apporter plus de souplesse ;
  • et créer de nouvelles dispositions, notamment pour répondre aux enjeux de mixité sociale et de lutte contre l’étalement urbain.

Cette réforme a pour objectif de faciliter les projets de construction et de limiter les recours contentieux, pour contribuer à la relance de la construction. Le nouveau règlement, issu d’une concertation menée pendant six mois avec les professionnels et les collectivités, s’appliquera dès le 1er janvier 2016, date de la parution du décret correspondant.

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FNAU – Habiter l’eau

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Le dossier central du Traits d’agences d’hiver 2015 est consacré à « habiter l’eau », ou comment faire du risque inondation une opportunité pour inventer de nouveaux modes d’aménager.
Alors que le procès Xynthia vient tout juste de livrer son verdict, le titre du dossier peut sonner comme une contradiction, voire une provocation. Et pourtant, ce titre est une invite à faire projet au cœur d’une tension, là où longtemps, la ville et ses cours d’eau ont entretenu alternativement un rapport de déni, de méfiance et d’inhibition

Téléchargement : Dossier : Habiter l’eau

Villes du futur, futur des villes : quel avenir pour les villes du monde ?

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L’avenir des villes est trop peu présent dans les débats politiques. Pourtant, c’est sans doute dans les villes que se jouera une partie du destin de l’humanité, car déjà plus de la moitié de la population de notre planète – près de trois milliards d’individus – est aujourd’hui composée de citadins. Dans trente ans, c’est-à-dire demain, ils seront cinq milliards vivant dans plus d’une trentaine de mégapoles et de nappes urbaines de plus de dix millions d’habitants.

Ce sont les villes qui poseront à l’avenir les problèmes les plus sérieux à l’humanité : utilisation des ressources en eau de plus en plus rares, lutte contre les gaz à effet de serre et contre la pollution atmosphérique, remise en question de certains modes de transport du fait de la raréfaction des carburants fossiles, prise en compte des changements climatiques et de leurs conséquences en terme d’inondations ou de climatisation des lieux de vie, problèmes posés par les fractures sociales, par les catastrophes industrielles et par l’insécurité, phénomènes de ghettoïsation, etc.

Les sociétés pourront-elles faire face à ces défis grâce à de nouvelles solidarités, à de nouveaux choix financiers, à l’action des puissances publiques au niveau des villes, des Etats et au plan mondial, grâce à l’innovation, à l’initiative économique, aux réseaux intelligents, aux progrès des moyens de déplacement, à de nouvelles formes de gouvernance et de citoyenneté adaptées à la maîtrise du phénomène urbain ? Quelle sera la vie des femmes et des hommes dans les villes du futur ? Les réseaux de villes sont-ils des alternatives crédibles au gigantisme urbain ? Quels scenarii prendre en compte pour agir dès maintenant sur les facteurs qui façonneront la ville de demain ?

Quelles réponses peut-on apporter à ces questions qui interpellent le monde politique ? C’est tout le sens de ce rapport de prospective de la délégation sénatoriale à la prospective, dont le président est Joël Bourdin (UMP, Eure) et le rapporteur Jean-Pierre Sueur (Soc., Loiret).

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Bordeaux Métropole – Guide des zones humides

GuideZH-BM-versionfinaleLes zones humides sont des espaces de transition entre la terre et l’eau, qui remplissent diverses fonctions leur conférant des valeurs biologiques, hydrologiques, économiques et sociologiques remarquables . En plus de participer de manière incontournable à la régulation des débits des cours d’eau, les zones humides sont de véritables réservoirs de biodiversité abritant bien souvent des espèces protégées.
Pour améliorer la prise en compte de ces espaces, Bordeaux Métropole a lancé un marché en 2011 qui a pour objectif d’identifier les zones humides existantes sur les secteurs en projet d’aménagement à l’échelle 1/5000ème.

Certu – aménager durablement les petites communes

CERTU_plaquette_petites_communes_BD-2_cle211a7a - copieComment se traduit le concept d’urbanisme durable en milieu rural ? La notion d’ÉcoQuartier est-elle réservée aux grandes villes ?

Ce recueil de projets s’appuie sur la présentation détaillée de neuf projets d’aménagement durable réalisés dans de petites collectivités, de la Bretagne à l’Alsace, et met en évidence l’émergence d’une nouvelle dynamique d’aménagement en milieu rural.

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Un exemple de projet d’aménagement durable réalisé : la commune de Hédé-Bazouges

3 dossiers : L’urbaniste, L’usager, L’élu(e)

Urbanisme 304 -janv.1999Curieux métier que celui de l’urbaniste qui pose les questions de sa formation et de sa pratique.

Médiateur ? Expert ? Ou homme de l’art ? Dans tous les cas l’urbaniste travaille en équipe, une donnée récente qui apparaît d’ailleurs comme un critère de qualification de l’urbaniste. Thierry Paquot procède à quelques sondages d’où il tire la persuasion que les démarches de l’urbaniste méritent la reconnaissance qu’elles n’ont pas. L’enquête de Hacène Belmessous fait ressortir que c’est le métier de l’architecte qui est généralement le plus proche de l’urbaniste. Titre que les autres praticiens de l’urbanisme au sein d’une agence préfèrent ne pas endosser. La fonction d’urbaniste reste difficile à identifier mais son évolution pose la question de son avenir. Entre tendances pessimistes et optimistes, chacun selon son expérience donne les signes d’une réponse, mais le dernier mot renvoie toujours au coût des opérations.

Téléchargement : Urbanisme 304 -janv.1999
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Urbanisme 307 -aout 1999Le terme d’usager inspire à Thierry Paquot une série de questions pour exprimer son sentiment à son égard. L’usager… n’est pas une (donnée sociologique).
Discours qu’Henri Raymond rejoint avec une sensation d’irritation similaire quand à l’usage du mot. Son sens n’est pas vraiment précis ajoute Gilles Jumot qui fait une étymologie du terme pour montrer comment celui de client s’y est substitué.
Dans cette même démarche s’inscrit Reine Vogel par un retour aux sources qui remonte aux écrits d’Henri Lefebvre sur la valeur d’usage. C’est d’ailleurs en terme de droit à la ville que Yankel Fijalkow pose le problème de l’usager.

L’usager, pour lequel Michel Bassand et Dominique Joye voient un acteur complexe, suscite le doute chez Claude Dwnery qui traduit en dialogue de sourds les rapports entre élus, usagers et architectes. Plus optimiste, la vision de Gérard Pinot, ouvre des perspectives élaborées à partir d’une expérience basée sur la programmation participative. Encore faut-il restaurer l’identité des citoyens selon Claire Héber-Suffrin. L’enquête d’Yvan Bardini sur les habitants des grands ensembles illustre cette position en abordant le rapport qu’entretient l’usager contre le sale.

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Urbanisme 316 -janv 2001Enquêtes, propos, récits et autres reportages ou manifestations étayent le dossier proposé qui met l’élu au centre des enjeux urbains. Il y est présenté non comme un prophète, mais un simple citoyen dont la tâche est de veiller sur l’intérêt général (Thierry Paquot) .

Oui mais par quel moyen ? Celui de la concertation dans le cadre de la démocratie locale ou participative, a aussi ses effets pervers. Des quelques expériences rapportées (Hacène Belmessous, Ingrid Ernst, Antoine Loubière), on retient la diversité des convictions autour de ces concepts d’ailleurs remis en doute (Pierre Mayet) pour montrer que dans certains cas, la prise de décision ne se partage pas (Jean- François Lachaume). Le contexte de la mondialisation (Dominique Chevalier) impose de nouvelles formes d’organisation (Jocelyne Dubois-Maury) où l’apprentissage de la citoyenneté commence par l’implication des jeunes dans les conseils municipaux (Carine Lenfant). Pour d’autres, il faudrait moins d’élus et plus de militants associatifs (Georges Goutcharoff) tandis qu’au même moment se posent des questions de méthodes et de procédures dans les relations entre les partenaires qui participent au projet d’architecture (Florent Champy).

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