3 dossiers : L’urbaniste, L’usager, L’élu(e)

Urbanisme 304 -janv.1999Curieux métier que celui de l’urbaniste qui pose les questions de sa formation et de sa pratique.

Médiateur ? Expert ? Ou homme de l’art ? Dans tous les cas l’urbaniste travaille en équipe, une donnée récente qui apparaît d’ailleurs comme un critère de qualification de l’urbaniste. Thierry Paquot procède à quelques sondages d’où il tire la persuasion que les démarches de l’urbaniste méritent la reconnaissance qu’elles n’ont pas. L’enquête de Hacène Belmessous fait ressortir que c’est le métier de l’architecte qui est généralement le plus proche de l’urbaniste. Titre que les autres praticiens de l’urbanisme au sein d’une agence préfèrent ne pas endosser. La fonction d’urbaniste reste difficile à identifier mais son évolution pose la question de son avenir. Entre tendances pessimistes et optimistes, chacun selon son expérience donne les signes d’une réponse, mais le dernier mot renvoie toujours au coût des opérations.

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Urbanisme 307 -aout 1999Le terme d’usager inspire à Thierry Paquot une série de questions pour exprimer son sentiment à son égard. L’usager… n’est pas une (donnée sociologique).
Discours qu’Henri Raymond rejoint avec une sensation d’irritation similaire quand à l’usage du mot. Son sens n’est pas vraiment précis ajoute Gilles Jumot qui fait une étymologie du terme pour montrer comment celui de client s’y est substitué.
Dans cette même démarche s’inscrit Reine Vogel par un retour aux sources qui remonte aux écrits d’Henri Lefebvre sur la valeur d’usage. C’est d’ailleurs en terme de droit à la ville que Yankel Fijalkow pose le problème de l’usager.

L’usager, pour lequel Michel Bassand et Dominique Joye voient un acteur complexe, suscite le doute chez Claude Dwnery qui traduit en dialogue de sourds les rapports entre élus, usagers et architectes. Plus optimiste, la vision de Gérard Pinot, ouvre des perspectives élaborées à partir d’une expérience basée sur la programmation participative. Encore faut-il restaurer l’identité des citoyens selon Claire Héber-Suffrin. L’enquête d’Yvan Bardini sur les habitants des grands ensembles illustre cette position en abordant le rapport qu’entretient l’usager contre le sale.

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Urbanisme 316 -janv 2001Enquêtes, propos, récits et autres reportages ou manifestations étayent le dossier proposé qui met l’élu au centre des enjeux urbains. Il y est présenté non comme un prophète, mais un simple citoyen dont la tâche est de veiller sur l’intérêt général (Thierry Paquot) .

Oui mais par quel moyen ? Celui de la concertation dans le cadre de la démocratie locale ou participative, a aussi ses effets pervers. Des quelques expériences rapportées (Hacène Belmessous, Ingrid Ernst, Antoine Loubière), on retient la diversité des convictions autour de ces concepts d’ailleurs remis en doute (Pierre Mayet) pour montrer que dans certains cas, la prise de décision ne se partage pas (Jean- François Lachaume). Le contexte de la mondialisation (Dominique Chevalier) impose de nouvelles formes d’organisation (Jocelyne Dubois-Maury) où l’apprentissage de la citoyenneté commence par l’implication des jeunes dans les conseils municipaux (Carine Lenfant). Pour d’autres, il faudrait moins d’élus et plus de militants associatifs (Georges Goutcharoff) tandis qu’au même moment se posent des questions de méthodes et de procédures dans les relations entre les partenaires qui participent au projet d’architecture (Florent Champy).

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