Referentiel du métier d’urbaniste : domaines d’activités, fonctions et compétences

Référentiel du métier d’urbaniste : domaines d’activité, fonctions et compétences

Le métier de l’urbaniste ne cesse d’évoluer et continue à faire débat. La complexité élevée de l’objet du métier – l’urbain et le territoire – la relative jeunesse de la discipline, les enjeux économiques, financiers et décisionnels que cet objet complexe touche, s’enchevêtrent et participent à brouiller une image qui pour certains est encore floue.

En 2006, la DGUHC (Direction Générale de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Construction) a confié à l’OPQU une commande pour l’élaboration d’un référentiel métier-compétences des urbanistes.

A travers 16 « fiches métier », ce document décrit précisément le métier de l’urbaniste tel qu’il s\’exerce aujourd’hui en France, et clarifie son champ d’intervention en identifiant 7 grands domaines d’activité : Analyse et prospective territoriale, Conception urbaine, Production d’opérations, Gestion territoriale, qui constituent le « cœur du métier », d’une part, et Coordination et pilotage, Animation et communication et Production des savoirs, d’autre part.

La diffusion de ce document a pour vocation de poursuivre le débat, d’ores et déjà très fructueux, sur les évolutions du métier d’urbaniste d’une part et sur l’adaptation des formations aux besoins de professionnels confirmés d’autre part.

C’est une étape de plus vers une organisation professionnelle des urbanistes qu’il est urgent de conforter.

A Télécharger :

Le référentiel métier du Moniteur (pdf)

En savoir plus :

Le site officiel de l’OPQU – l’Office Professionnel de Qualification des Urbanistes

 

21 juin 2012 – 4ème Conférence annuelle du GIP Littoral Aquitain : Territoires en perspectives, à Capbreton

La Mission Interministérielle d’Aménagement de la Côte Aquitaine (MIACA), créée en 1967, a poursuivi son action d’aménagement et de développement touristique du littoral aquitain jusqu’en 1992.
Depuis 20 ans, les collectivités ont su s’organiser pour porter la protection et le développement de l’espace littoral. La création du GIP Littoral Aquitain en 2006 a permis de constituer un partenariat fort entre l’Etat et les collectivités.
Grâce aux chantiers portés, de nouvelles habitudes de travail ont vu le jour. Les approches évoluent : l’opposition touriste/résident n’est plus aussi prégnante, les nouveaux modes de consommation sont pris en compte, les collectivités proposent une offre renouvelée de services et d’équipements… Mais l’étalement urbain et la perte nette d’espaces naturels n’a jamais été aussi rapide, les prix du foncier et de l’immobilier ne cessent de monter.…

C’est pour échanger, proposer, et réfléchir à l’organisation de ce territoire que le GIP tiendra sa 4e conférence sur le thème de l’organisation de l’espace dans un objectif de développement durable, équilibré et solidaire.

Au programme : deux conférences, « Dynamiques du littoral Aquitain : les défis à relever » et « Répondre aux défis : Panorama de démarches vertueuses », et une table ronde « Littoral Aquitain : Projets et Gouvernance »

La rencontre aura lieu de 9H30 à 16H au Casino de Capbreton.

Téléchargement :
Compte rendu Actes de la Conférence

En savoir plus :
GIP Littoral Aquitain

Rive droite – Grand Projet des Villes des Hauts de Garonne

 Les Grands Projets de Ville (GPV), issus de la Loi d’Orientation pour l’Aménagement et le Développement Durable du Territoire de 1999 visent à réinsérer un ou plusieurs quartiers dans la dynamique de développement de leur agglomération.

Ils ont succédé aux Grands Projets Urbains (GPU) mis en œuvre de 1991 à 1994. Dans la continuité des GPU, les GPV concernent les quartiers éprouvant des difficultés liées au chômage, à la pauvreté, à la délinquance, au problème d’image.

Le Grand Projet des Villes des Hauts de Garonne est, pour les 66 000 habitants des quatre communes : BASSENS, CENON, FLOIRAC, LORMONT, un enjeu majeur d’équilibre social et de transformation durable des quartiers concernés.

Sur les 50 sites GPV de l’Hexagone, le GPV girondin dont la structure juridique porteuse est un Groupement d’Intérêt Public, a la particularité d’être le seul GPV intercommunal, ce qui souligne la dimension d’agglomération et la volonté de fédérer toutes les énergies pour inverser les tendances qui ont longtemps stigmatisé la rive droite de la Communauté Urbaine de Bordeaux.

En savoir plus :
Les enjeux du GPV
Le fonctionnement du GPV
Etude pré-opérationnelle du parc des Coteaux 

Téléchargement :
Etat des opérations engagées et projets :

Rive droite : incubateur métropolitain ! :

O.I.N Bordeaux Euratlantique

L’ambition du projet de Bordeaux-Euratlantique est liée à un grand projet d’infrastructure ferroviaire qui transformera Bordeaux en carrefour du sud ouest européen, avec le prolongement de la LGV Paris / Bordeaux (2h10), et la construction des lignes de Bordeaux / Toulouse (1h) et Bordeaux / Bilbao (1h50) et le doublement des TER.

La mise en place de l’Opération d’Intérêt National Bordeaux Euratlantique doit rendre effectives la définition et la mise en œuvre sur ce territoire d’un projet d’avenir cohérent, lisible et partagé permettant l’émergence d’une nouvelle centralité d’agglomération et participant d’une ambition nouvelle et d’un positionnement européen de la métropole bordelaise.

Projet ferroviaire et projet urbain entretiendront ainsi de très fortes interactions.

Les chiffres clefs

En savoir plus :
site officiel d’Euratlantique
Dossier de présentation
La carte interactive du périmètre et des projets
Projet Saint Jean – Belcier : équipe lauréate REICHEN & ROBERT et Associés
Projet Garonne Eiffel : plan guide de l’équipe lauréate (TVK)

55 000 hectares pour la nature

La Communauté urbaine de Bordeaux, dont la moitié du territoire est constituée d’espaces naturels et agricoles, vient de retenir cinq équipes pluridisciplinaires dans le cadre de la consultation « 55000 hectares pour la nature ».

Cette opération constitue le pendant de la démarche « 50 000 logements autour des transports publics » et reste dans des chiffres forts pour faciliter sa démarche marketing et marquer le coup. Elle a ainsi le mérite d’être facilement assimilable pour le grand public.

Les équipes retenues, soumises à un “dialogue compétitif” de septembre 2012 à janvier 2013, doivent appréhender le rôle de la nature dans l’agglomération bordelaise tant dans ses fonctions sociale (loisir, cadre de vie), qu’économique (agriculture urbaine, tourisme vert) ou environnementale (biodiversité). C’est une des premières fois que l’agriculture urbaine est appréhendée à cette échelle et intégré avec d’autres thématiques (urbanisme, paysage, économie, tourisme, écologie). Espérons que la notion de résilience et d’écosystème (au sens permaculturel du terme) sera intégrée par ces équipes pour repenser l’agglomération bordelaise.

Plusieurs domaines d’intervention ont été identifiés : le cœur des villes, où il faut réapprendre à se tourner vers le paysage et redécouvrir la biodiversité ; les grands espaces agricoles et forestiers, avec l’encouragement aux productions « bio » consommées localement et une ouverture au public de certains de ces espaces ; la valorisation des zones humides ou inondables où il s’agit de favoriser une mixité d’usages ; l’affirmation de trames vertes et bleues ; l’affectation des friches et espaces en mutation à des projets nature. La définition des projets est planifiée entre mai 2013 et janvier 2014.

Et les lauréats sont…
http://www.lacub.fr/nature-cadre-de-vie/55-000-hectares-pour-la-nature

« 50 000 logements autour des axes de transports collectifs »

En 2010, la Communauté urbaine de Bordeaux a lancé un appel à projets « 50 000 logements nouveaux autour des axes de transports publics ». L’objectif est à la fois de trouver des outils plus rapides et plus participatifs, d’agir à l’échelle métropolitaine comme à l’échelle micro-locale pour inventer de nouvelles typologies de logements avec une forte ambition durable et sociale.

D’abord, malgré tous les efforts entrepris depuis dix ans par la Communauté urbaine en matière de transports publics et de revitalisation des espaces centraux, le processus d’étalement que vit la métropole depuis maintenant trente ans n’a pas été enrayé : de plus en plus de ménages modestes vivent très loin de Bordeaux, dans un processus qui les amène à dépenser de plus en plus d’argent et à passer de plus en plus de temps dans les transports, sans parler des conséquences de plus en plus négatives en matière de coût des services publics et de production de gaz à effet de serre.
Second constat : depuis dix ans, le tramway communautaire a été une véritable machine à produire de la ville et du logement, dans les corridors d’influence des lignes. Pour autant, les nouveaux logements construits ont été, comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui, des produits d’investisseurs plus ou moins standardisés, pas toujours aptes à répondre à la demande des populations en quête d’un habitat pour rester en ville.

D’où cette idée directrice, portée par l’appel à projets 50 000 logements nouveaux, qui est celle d’anticiper l’effet d’attraction autour des extensions et nouvelles lignes de transports publics programmées par la Communauté urbaine, pour transformer les territoires qui vont être desservis en y développant des projets de logements innovants, accessibles économiquement et susceptibles de proposer une offre alternative à l’étalement urbain tout en rentabilisant l’investissement public.

Cela passe par des solutions nouvelles, inédites, qui intéressent à la fois des contextes urbains oubliés des politiques urbaines (les friches industrielles et commerciales, les entrées de la ville, les lisières de ville …), mais aussi des nouvelles formes bâties, des nouvelles manières d’habiter (comment faire plus dense, plus compact et plus proche de la nature ?) et enfin bien sûr, le produit logement lui-même, qui doit être accessible à toutes les populations, toutes les générations et à tous les budgets.

Répondre à trois enjeux principaux :
• la limitation de l’étalement urbain
• la construction de logements innovants, accessibles économiquement
• des lieux d’habitation à distance raisonnable des lieux de travail

5 équipes, 5 approches du logement à la ville

Sur les 27 équipes candidates, la communauté urbaine en a sélectionné cinq, d’envergure internationale :
l’AUC (Djamel Klouche), en qualité d’architecte-urbaniste, associé à BBS Paysage, Tribu Energie, Gilly, NFU, Icade aménagement, Etude Chevreux, Arup,
Alexandre Chemetoff, en qualité d’architecte – urbaniste – paysagiste, associé à OASIIS, MDETC, De Pardieu-Brocas-MAFFEI, ETC P Massé et REP,
OMA (Rem Koolhaas – Clement Blanchet), en qualité d’architecte-urbaniste, associé à Coloco Paysagistes, Elioth, Iosis Ingénierie, CBRE
Lacaton et Vassal, architectes-urbanistes, en association avec les architectes F. Druot et C. Hutin, Cyrille Marlin (paysagiste), Rivière environnement, VPE et associés,
51N4E / Grau (Freek Persyn), architecte-urbaniste avec CVA, Agence Laverne, 3E, IDEA Consult, Dominique Boudet.

L’approche : « Du salon à la ville »
Pour les architectes Lacaton & Vassal, « l’unité de mesure urbaine, c’est le logement ». Ils partent de l’espace le plus intime d’une habitation pour la faire déborder vers l’extérieur. Hostiles à toute démolition coûteuses de bâtiments, à de nouveaux tracés de voiries, ils prônent l’économie du territoire, des coûts, des matériaux, proposent un urbanisme de prolongement, de réparation, d’addition, qu’ils ont exploré à Mérignac, Floirac, Bassens, Ambarès et Lagrave. « Il convient d’arrêter de démolir, il faut transformerce qui ne fonctionne pas, étudier avec précaution tous les possibles dans les logements existants et ensuite, potentiellement dans certains sites, construire de nouveaux logements ».

L’approche : « Structurer par les vides »
Démarche différente pour l’OMA de Rem Koolhaas, qui part du grand territoire pour se concentrer ensuite sur des habitats localisés. Il limite la croissante urbaine en matérialisant une boucle verte qui épouserait le tracé de la ceinture ferroviaire pour relier des espaces sous-exploités. Il propose de détourner un tramway prévu à Bègles-Villenave-d’Ornon pour ne pas détruire un tissu de commerces. D’habiter des logements au dessus des centres commerciaux de Mérignac.

L’approche : « La métropole habitante »
L’urbaniste français Djamel Klouche (agence AUC), s’appuie sur la connaissance de la géographie pour hybrider subtilement l’intime domestique, les espaces de voisinage partagés et la grande ouverture métropolitaine. L’habitat de qualité implique d’être connecté aux réseaux de transports collectifs. Il s’appuie sur les villes de Bruges, Bordeaux, Le Bouscat, Pessac et Talence.

L’approche : « Les densités émergentes »
L’équipe 51N4E (Bruxelles) et Grau (Paris) proposent une «boîte à outils» pour consommer peu de territoire. Ils envisagent une production rapide de logements, au contact de la nature. Ils rejettent le modèle de la ville européenne moyenne de 3 à 7 étages, pour combiner basses et grandes hauteurs. Ils ont planché sur Bruges, Blanquefort et Saint-Médard-en-Jalles. « Le pari pris est celui de faire métropole à partir du logement, à partir d’une qualité résidentielle (une approche qui peut trouver des points communs avec la réalité de Los Angeles par exemple) ».

L’approche : « L’art de l’étalement »
Enfin, le paysagiste et architecte Alexandre Chemetoff, se situe, lui, à l’échelle des petits centres urbains. Une méthode du cas par cas s’appliquant à Eysines, Lormont et Pessac. Avec des habitations évolutives adaptées au quartier, un travail sur les franges et lisières, il affirme que chaque lieu est porteur d’une histoire et de qualités propres. Il faut dresser une « carte d’identité paysagère préexistante. La réponse est dans la formulation même de la commande « 50 000 logements autour des axes de transports collectifs ». Le logement est la porte d’entrée dans la ville. De plus, la question du logement est ici posée dans un rapport direct à la mobilité et à l’étendue du territoire. C’est la règle du jeu, il n’est pas question de projet urbain, la métropole est abordée du point de vue singulier de l’habitat, c’est à dire du rapport du logement à son territoire, mais aussi de l’économie du logement, de son accessibilité, de son confort, de sa capacité à se transformer. »

Jusqu’au 21 novembre 2012, découvrez l’exposition 50 000*, réalisé par Arc en rêve, centre d’architecture.
En savoir plus : www.arcenreve.com